14 juin 2020
Chansy Upravan
Image
économie symbiotique

Partager

Choc économique, perspectives alternatives ?
Isabelle DELANNOY, ingénieure agronome, chercheuse environnementaliste, raconte s’être consacrée, depuis 10 ans, à la question « Peut-on s’en sortir face au dérèglement climatique et à l’extinction de la biodiversité ? »… ce qui l’a amenée à faire une découverte non voulue au départ, c’est-à-dire, à sortir une théorie économique qui s’appelle "l’économie symbiotique".

L’économie collaborative ? L’économie circulaire ? L’économie symbiotique ? Sans savoirs suffisants sur les problématiques environnementales et climatiques, nous ne savons plus quoi penser, ni quoi faire !

Dans l’article ►Kaizen du 24 octobre 2017, Isabelle DELANNOY, nous apporte un premier éclairage : « Sous la diversité des termes et des apparences, elles procèdent d’une même logique. Elles sont structurées de la même façon. Mais aucune n’est suffisante en soi. En réalité elles sont complémentaires et entrent en synergie, c’est pourquoi je parle d’économie symbiotique. Je voulais présenter les solutions qui émergent dans le monde entier et qui atténuent la crise écologique. Elles émanent de citoyens, d’entreprises, de collectivités,… que l’on peut relier à l’économie circulaire ou collaborative, à l’ingénierie écologique, à l’économie de fonctionnalité, au biomimétisme, à la permaculture, à l’agroécologie, aux monnaies complémentaires, à l’open source, etc. (…) »

Aujourd’hui, dans l’interview du 3 juin 2020 de ►Thinkerview, elle raconte « être activiste en écologie depuis 30 ans sans jamais avoir milité dans une association ou un parti politique, et avoir toujours mis ce qu’elle faisait professionnellement au service de ses convictions (…) ».

Elle précise sa vision, son constat pour notre avenir proche et à moyen terme, et les menaces qu’elle a identifiées. « (…) En ce moment tout est exponentiel, la démographie, l’augmentation des températures, la concentration de la richesse. La première urgence, la perte des services rendus par les écosystèmes vivants qui sont en train de s’effondrer, si on arrive à ce stade-là, on aura énormément de mal à retrouver une société libre, démocratique, etc. … on n’aura pas le temps de faire les combats sociaux. (…) L’autre urgence, c’est de continuer à se battre sur la liberté, sur la non surveillance, notamment sur internet, notamment de pouvoir s’exprimer librement (…). On a besoin des deux. Les deux sont liés. (…) ».

Son espoir ? « (…) c’est la jeune génération qui me la donne, parce qu’un pays jeune, il sait s’adapter, un pays vieux ne sait pas s’adapter (…) »  

Cette longue interview réaliste, pleine de bon sens, fait ressortir nos contradictions qui, aveuglés par nos certitudes, pourraient un jour nous entraîner à notre propre perte…

Il est vrai que lorsqu'on avance en âge, il est plus difficile de tout remettre en question. Ceci dit, la problématique en présence est-elle reliée à l'âge ou à une notion de valeurs et d'intérêts ? De son côté, de manière à apporter une pierre à l'édifice du défi sociétal, environnemental et climatique, pour l'avenir de nos enfants, petits-enfants et des générations à venir, ►Oui Ensemble a choisi d'évoluer dans l'intelligence collective transculturelle et dans le partage des connaissances et des savoir-agir.

Notre vision converge avec celle d’Isabelle DELANNOY, et devant l’urgence de la situation, faire équipe, avec les personnes dans la même mouvance humaine, est devenu une évidence pour aller plus vite et plus loin. Nous sommes dans cette démarche d'ouverture avec notre action citoyenne qui est prête à être expérimentée :

  • Notre projet soutient l’inclusion sociale, en cassant les codes et les usages afin de Travailler autrement, Vivre dignement et Vieillir sereinement, par des savoir-agir sécurisés de façon à rester auteur de sa vie sur son territoire, avec son brassage culturel et ses modes de vie responsables.
  • Notre projet redessine le contour de l'inclusion sociale : ~ dans la société ~ dans son rapport à l'environnement ~ et dans les milieux professionnels en intégrant l’éventail des statuts juridiques et des modèles économiques déployés sur nos territoires.