15-02-2021

Lettre ouverte à nos politiques…

Un article dans ►Ouest-France Loire-Atlantique relate : « Un huissier, mandaté par le Département, reçu avec des pierres sur le site du Carnet (…) ». Cette expression de la violence dénote un état d’esprit face aux maux de notre société, et elle est malheureusement devenue un fait divers parmi tant d’autres.

Vrai ou intox, il se dit : ~ que nous sommes dans une crise des démocraties, ~ que la défiance des français vis-à-vis des politiques est bien plus importante que dans les autres pays d’Europe, ~ que c’est compliqué de gouverner les démocraties modernes devant des concitoyens qui revendiquent la démocratie directe, ~ qu’il y a des peurs sur le monde "d’Après" la crise sanitaire qui ressemblera au monde d’avant, mais en pire, ~ que la longue période de paix, d’enrichissement et d’insouciance de l’Occident arrive à son terme.  

Vous, cher(ère)s politiques qui êtes au cœur de la problématique, pouvez-vous nous expliquer à quoi est due cette perte de confiance envers vous ?

Nous nous questionnons : ~ Sachant que vous êtes immergés au centre du grand échiquier mondial et peut-être sans coudées franches, vos mandats seraient-ils des leurres ?        ~ Depuis combien d’années les éminents scientifiques et virologues vous ont-ils alertés sur les problématiques environnementales et climatiques liées à la surpopulation, à l’urbanisation, à la déforestation, et qui se résument, disons-le sans détour, à un mode de développement dont le citoyen entrevoit à présent son issue ?

Bien que nous soyons de simples citoyen(ne)s, face à notre besoin très marqué de démocratie participative, savez-vous que nous ne sommes pas complètement "imbéciles" ? Nous savons très bien que la démocratie ne peut pas "être" sans qu’elle soit représentative !

Enrichi(e)s de nos multiples connaissances et expériences de vie cumulées aux quatre coins du monde, nous avons appris beaucoup de choses, et notre naïveté nous a quitté(e)s. Au-delà des mots pleins d’espoir prononcés par certaines personnalités leaders au tempérament bien trempé, nous pourrions parfois témoigner que leurs fantasmes de toute puissance peuvent les pousser à la manipulation malveillante et à la corruption. C’est ce décalage entre, les mots, les actes, et le manque d’éthique, qui ne passe plus de nos jours.

En conséquence, notre vision de la démocratie ne se trouve pas dans un refus de gouvernance, mais dans l’estime des êtres vivants et de la planète Terre. Ce qu’on attend de vous, les politiques ? Il paraît que la compétence « consiste en la mobilisation d'un ensemble de ressources diversifiées internes (connaissances, capacités, habiletés) et externes (documents, outils, personnes) renvoyant à la complexité de la tâche et au caractère global et transversal de la compétence ». Nous aspirons donc à ce que vous nous démontriez, sans arrogance, de façon réaliste et au plus proche du territoire, la légitimité de la démocratie et son efficacité.

Nous qui pouvons quelquefois déraper, parce que trop écœuré(e)s par ce que nous découvrons, vous pourrez alors compter sur nous. Dans le respect de nos droits et de nos devoirs, nous ne fuirons pas nos responsabilités.

Cet article ►Ouest-France de Christophe LEMARDELẾ souligne : « Une société vieillissante accusera sans réfléchir ces jeunes car, au lieu de les voir en tant que porteurs d’avenir, elle aura tendance à les voir en tant que porteurs de risques, de virus en l’occurrence (…). La crise du Covid met à jour les faiblesses françaises et occidentales (…). Les responsables politiques, de quelque bord que ce soit, doivent réfléchir à ce que le vieillissement d’une population implique.(…) ». Cet article précise aussi : « les pays occidentaux vont vivre deux situations inédites : un, la féminisation de la société ; deux, le vieillissement de la population. ». Ce constat, que nous avions également relevé en août dernier dans ►l’étude de The Lancet, nous avait encouragés à ne pas laisser tomber notre projet.

De plus, nous sommes loin d’être les seul(e)s à avoir compris que la pandémie n’est pas qu’une parenthèse. ►Ilán Bizberg, d’origine mexicaine, professeur-chercheur, sociologue et anthropologue, a écrit : « La crise sanitaire que traverse actuellement l’humanité ne doit pas nous empêcher de réfléchir à ce que nous voulons et à la manière dont nous allons nous en sortir. En dépit des sacrifices très importants que cette pandémie exigera de nous tous, la survie de l’humanité ne fait aucun doute. Mais de quelle façon ? Que sommes-nous prêts à sacrifier pour surmonter la pandémie ? (…) ».

De notre point de vue, ►à force de "ne voir que l’arbre qui cache la forêt", nous avons atteint nos limites. C’est la raison pour laquelle, dans une approche positive sur la mondialisation de la solidarité, nous avons imaginé un projet différent. Celui-ci englobe l’environnement sociétal en le reliant à l’âge, et il conceptualise un Bien Vieillir Longtemps Ensemble en dessinant le contour de l'inclusion sociale : ~ dans la société, ~ dans son rapport à l'environnement, ~ et dans les milieux professionnels.

Oui Ensemble, conçu duplicable sur les territoires locaux, casse les codes et les usages afin de “Travailler autrement, Vivre dignement et Vieillir sereinement”, par des savoir-agir sécurisés de façon à rester auteur de sa vie, avec son brassage culturel et ses modes de vie responsables.

Pour atteindre ce but, nous avons tracé un cheminement humain inclusif novateur au sein d’une Organisation Sociale Inclusive en Réseau, doublé d'un modèle économique créé ex nihilo et d'un montage financier qui sert des valeurs altruistes et éthiques. Nous avons architecturé nos missions et nos activités sur le principe d’une démocratie participative, avec une gouvernance orchestrée de manière à faciliter les collaborations citoyennes, dont le public vieillissant fait partie.

Suite à la lecture de notre dossier, une MSHS (Maison des Sciences de l’Homme et de la Société) nous a fait un retour exprimant "si le projet est certes complexe à comprendre, c'est bien dans sa complexité que réside une ambition très forte", et elle nous a invités :
~ "à continuer le travail de clarification de la démarche et de son ambition". Nous convenons que la pensée complexe déployée en action n’est pas facile à décoder en première lecture.
~ "à envisager la place des acteurs publics dans le changement de paradigme que nous défendons".

Confortés dans notre approche stratégique déployant une action au service du retour et/ou du maintien en activité dans un autre regard, cimentée par des outils opérationnels et un business plan financier démontrant la rentabilité et la pérennité du projet, nous revenons vers vous.

En effet, ne supportant plus le contexte sociétal tendu dans lequel nous sommes plongés, nous voulons mettre une pierre à l’édifice du défi sociétal, environnemental et climatique. Notre volonté est de contribuer à un changement systémique et transformateur, en coopération avec les acteurs publics et privés dans la même mouvance humaine.

Depuis un certain temps, nous cherchons à partager avec vous ce ►projet d’intérêt général sur la thématique de l’innovation sociale. Or, nos courriers et nos emails sont restés sans réponse, et nos rencontres ont été avortées sans raison. C’est le pourquoi de notre décision à vous écrire cette lettre ouverte à la vue de tous.

Nous sommes des ressources séniors, des ressources retraitées, des personnes vieillissantes, des personnes âgées, des vieux (appelez-nous comme bon vous semble) soutenus par nos enfants. Si notre vie nous a enseigné une seule chose, c’est "qu’on n’apprend pas aux vieux singes à faire des grimaces".

Il est possible que certain(e)s d’entre nous avons trop pratiqué la maxime asiatique “Ne pas voir le Mal, ne pas entendre le Mal, ne pas dire le Mal”. Cependant, nous reconnaissons que ce comportement de sagesse a pu occulter notre prise de conscience sur notre planète Terre qui ne pouvait plus nourrir toutes les populations dans les modes de vie impulsés, et que notre jeunesse pouvait en arriver à douter de leur avenir.

 

 

 


Mesdames et messieurs les politiques, nous aimons notre démocratie et nous ne demandons qu’à "Bien Vieillir Longtemps Ensemble" en accompagnant notre jeunesse.

Nous vous sollicitons à nouveau, pas pour vous soumettre des problèmes, mais une solution.

Notre démarche envers vous s’inscrit dans une logique très simple. Nous avons besoin de fonds. En tant que citoyen(ne)s, nous payons des impôts que nous considérons comme une forme de cagnotte venant soutenir le financement des projets qui servent les intérêts de tous, à savoir, vivre sereinement ensemble. Le parcours du combattant que vous nous imposez est devenu difficilement supportable. Nous en sommes arrivés aujourd’hui à espérer que vous n’allez pas nous emmener vers le chemin du regret, en pensant : "Si nous avions su, nous aurions pratiqué le travail au noir ou gris qui nous aurait permis de constituer un bas de laine afin de lancer notre projet, mis à part que cela nous aurait fait gagner plus de 4 ans pour démontrer le changement de paradigme que nous défendons !".