24 mai 2020
Chansy Upravan
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Globe terrestre entre les mains

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Penser les conséquences politiques, collectives et individuelles post Covid19
Alain DAMASIO, écrivain de science-fiction, connu pour ses romans d’anticipation, se questionne afin d’envisager une autre suite. Doit-on remettre au-devant de la scène le concept de biopolitique, le pouvoir de l’imaginaire et de l’expérience vécue ? Doit-on s’intéresser à notre rapport à la mort ?

En découvrant le média ►REPORTERREun Quotidien de l’écologie indépendant, impartial et non partisan, qui propose des informations sur l’écologie dans toutes ses dimensions (animé par Hervé KEMPF, écrivain et journaliste), nous avons remarqué l’article d’Alain DAMASIO "Pour le déconfinement, je rêve d'un carnaval des fous qui renverse nos rois de pacotille".

Oui Ensemble est également un projet non partisan et nous ne cautionnons pas forcément l'intégralité de cet article. Peut-être par méconnaissance et interprétation erronée de son auteur ?

Cependant, nous sommes interpelés par sa vision des citoyens français qui ne supportent plus ni la maladie ni la mort, et il peut être intéressant de nous questionner sur notre rapport à la mort en Occident qui a été jusqu'à accepter de laisser partir seuls nos aînés.      

Ce qu'il souligne porte à la réflexion : « qu’on ne supporte plus ni la maladie ni la mort (…) on se rêve dans l’immunité absolue. (…). J’y lis en creux une perte de vitalité latente dans nos sociétés (…). Un gouvernement (…) prend ses décisions par rapport à une sensibilité publique qui peut recevoir ou non ce qu’il propose. (…). Le confinement est si bien accepté parce qu’il reconduit cette illusion de la bulle immunitaire.(…) notre confrontation anthropologique à la mort a profondément muté sans qu’on en soit vraiment conscient (…). J’ai été sidéré que l’interdiction faite aux proches d’aller soutenir leurs parents alors qu’ils sont en train d’agoniser, de « partir », ait été acceptée si facilement. (…) Ma conviction (…) la sensation que notre Occident est en voie de dévitalisation avancée. (…) On a tranché nos liens avec la vie, avec les animaux, les maquis, les forêts, et même avec le cœur physique de notre vitalité. (…). On accède au monde par une chrysalide de fibres optiques. (…). Son constat (…) dans cette logique, un Etat doit se soucier de nous (…) c’est un pacte de sécurité (…) afin qu’on puisse poursuivre nos existences hygiénistes et calfeutrées, où la mort est toujours repoussée, toujours cachée, toujours enfouie. (…) ces politiques sécuritaires ne pourraient pas être mises en place si elles ne répondaient pas à une demande sociale extrêmement forte de contrôle, de réassurance et de "sérénité". S’il y a une responsabilité dans cette crispation sécuritaire, elle est pleinement collective ».

Ses idées et solutions pour s’en sortir face aux multiples ruptures en chemin : « (…) une succession de chocs intérieurs, de ras-le-bol, de prises de conscience, de déclics, peut faire que progressivement nos modes de vie vont se métamorphoser. La pandémie (…) va inscrire énormément de choses dans les corps, dans nos mémoires, et cela nous rendra disponibles pour de vrais basculements intimes et collectifs.(…). Je pense qu’un tiers de la population environ est déjà sensible à ces modes de vie et prête à basculer. »

Son espoir « (…) que cette crise paradoxale nous ouvre d’autres mondes (…) expérimenter d’autres formes de vies ensemble (…). Il ne faut pas essayer d’imposer un modèle unique, tous les modèles virent à la catastrophe, toutes les convergences dérapent en chefferies. Acceptons d’emblée cette pluralité, que ces îlots soient « Polytiques », fonctionnent selon des règles et des envies différentes. (…) travailler intensément sur les liens entre ces îlots, l’entraide constante, la fertilisation croisée et les alliances (…) des façons différentes de construire nos mondes, mais une masse énorme de choses en commun. (…). »

Le regard Oui Ensemble

Nous sommes d’accord pour dire que « la politique sécuritaire, dans sa crispation, si responsabilité il y a, elle est pleinement collective ».

De plus, nous nous rejoignons dans nos points de vue sur l’ouverture vers d’autres mondes, avec une motivation à expérimenter d’autres formes de vies, ensemble, dans la pluralité, sans imposer un modèle unique.

En effet, en collaboration et coopération, nous fédérons et mobilisons le plus grand nombre, chacun dans sa réalité quotidienne, de manière à revisiter les modes de vie sur la durée pour ►Bien Vieillir Longtemps Ensemble.