10 juin 2020
Chansy Upravan
Image
img30

Partager

Un économiste dessine l’après-coronavirus (3/4)
Thomas PIKETTY perçoit à travers cette crise « la violence des inégalités sociales qui traversent nos sociétés » et propose, entre autres, « la création d’un héritage pour tous » qui nous interpelle.

Dans son article-interview franceinfo ►« Il faudra demander un effort aux plus aisés », les propositions de Thomas PIKETTY nous parlent : « (…) Je pense que l'essentiel des dépenses publiques devrait toujours être centré autour de la santé, de l'éducation, de l'assurance-chômage, des retraites (…), l'accès à la propriété est également important. Son idée, la création d’un héritage pour tous de 120 000€ touchés à l’âge de 25 ans (…). »

N’étant ni des experts de l’économie, ni des fiscalistes, avec des connaissances sur les questions économiques qui ne légitiment pas un regard étayé et exhaustif, nous sommes cependant interpelés par son idée de « création d’un héritage pour tous ».

Comment ficeler et financer cet "héritage" en étant sûr d’atteindre les objectifs fixés et surtout sans susciter d’autres injustices ? En effet, les personnes éthiques, qui se sont construites sur leur image sociale donnée par l’argent, ont transpiré afin de réussir, et elles sont le résultat de nos sociétés bâties en ce sens depuis de nombreuses années. Serait-ce "humain" et juste de leur en tenir rigueur aujourd’hui ?

Nous savons tous que c’est utopique et illusoire d’imaginer pouvoir entraîner tous nos concitoyens vers le détricotage de nos sociétés, mis à part que nous préférons :

  • Prendre en charge nos vies et agir de manière à garder nos dignités en luttant contre notre "dépendance" prise au sens large du terme, pour ►Bien Vieillir Longtemps Ensemble.
  • Soutenir le plus grand nombre avec un accompagnement permettant, à tout un chacun, d’être auteur de sa vie au sein d’un environnement collectif sécurisant.

Nous rebondissons sur les pensées de ►Alain DAMASIO qui a exprimé que c’est peut-être « une succession de chocs intérieurs, de ras-le-bol, de prises de conscience, de déclics, qui peut faire que, progressivement, nos modes de vie vont se métamorphoser ».

A suivre dans notre billet 4