actu 4 2022
Blog Oui Ensemble

 

 

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13-06-2022

Résoudre les "problèmes publics"

S’il est vrai que nos politiques ne bougent que devant l’urgence d’une situation, et qu’ils utilisent des euphémismes pour minimiser les "problèmes publics", c’est une triste réalité !

Néanmoins, les nouvelles qui s’égrènent au quotidien peuvent, par la force des "mots" et des "maux", générer des peurs en freinant les élans. Or, ne devrions-nous pas, toutes et tous, aborder les événements, avec leurs multiples effets sur les êtres vivants, dans une démarche constructive ?

?

En tant que simples professionnel(le)s au plus proche du terrain, nous pouvons témoigner que les "mots" peuvent faire fuir nos concitoyen(ne)s en les incitant à faire la politique de l’autruche.

Entre les intérêts des citoyen(ne)s et des politiques, et face au poids des "mots", sur quel pied doit-on danser lorsque l’on a un but à atteindre ?

En reprenant les exemples soulevés par ►Clément VIKTOROVITCH, nous nous sommes interrogés :

  • Sur le vieillissement. Est-il facile de se stimuler en étant traitées de « personnes dépendantes » ou « grabataires » ? En étant considérées « personnes à mobilité réduite » ou « personnes vulnérables », n’y a-t-il pas une connotation plus humaine avec une notion de continuation de la vie ? 
  • Sur les problématiques économiques. Apprendre que l’on fait partie d’un « plan de licenciement » ou d’un « plan social », n’est-ce pas violent ? En entrant dans un « plan de sauvegarde de l’emploi », cela ne permet-il pas de conserver un zeste espoir, dans une dynamique plus positive, afin de se battre et rebondir ?

Nous voulons ►arrêter de voir tout en noir, mais ne croyez surtout pas que nous sommes des naïfs et des idiots ! Nous savons très bien qu’au-delà des "mots" la finalité reste la même si, comme le souligne Clément VIKTOROVITCH : « nous n’avons pas le courage de regarder les problèmes publics dans toute leur crudité, en cherchant à les résoudre plutôt qu’à les escamoter ».

Nous n’avons aucun souci pour faire face aux « problèmes publics » liés au vieillissement des populations, à la précarité, et à la problématique environnementale et climatique.

En effet, de manière à entrevoir un meilleur futur, avec la jeunesse qui a besoin de nous et nous d’elle, nous avons finalisé un projet qui réconcilie : inclusion sociale, qualité de vie au travail, et environnement.                         

Notre action, conçue dans une approche transculturelle locale, nationale et internationale, s’amorce ►à l’unisson entre la France et le Laos, de façon à rendre possible le Bien Vieillir Longtemps Ensemble ouvert sur le Monde.

Cependant, cela fait un certain temps que nous poussons des portes, en vain…

En sachant qu’il y a d’autres projets dans le même cas de figure que nous, la problématique à affronter ne serait-elle pas plus complexe ?

Au-delà des "mots", parfois trompeurs, et des responsabilités, publiques ou privées, qu’un acteur assume, celui-ci n’est-il pas avant tout un être humain avec des valeurs ?

Pour « regarder les problèmes publics dans toute leur crudité », la question ne se poserait-t-elle pas, au-delà des mots, en termes de valeurs et d’intérêts ?

En conséquence, en partant de valeurs et d’intérêts communs, comment cumuler les solutions conçues entre les êtres humains qui « ne cherchent pas à escamoter les problèmes publics » ?